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Interrogé sur un nouvel axe au centre de
Pyrénées désiré par les Espagnols, Gilles De Robien a affirmé qu'il
"n'y avait aucun problème entre la France et l'Espagne. A
Carcassonne lors du dernier sommet (2003), a-t-il dit, il a été
décidé qu'on mettait à l'étude une nouvelle traversée. Les études
commencent et ensuite en toute connaissance de cause, nous ferons
des choix".
Le ministre des transports et son homologue
espagnol Francisco Alvarez-Cascos se sont rencontrés à Madrid mardi
17 février pour la signature du contrat de concession de la nouvelle
ligne ferroviaire entre Perpignan et Figueras.
Avec plusieurs années de retard et un échec
retentissant en 2003, la concession de construction et
d'exploitation a été attribuée en décembre au groupement TP Ferro,
constitué principalement de l'entreprise française Eiffage et des
entreprises espagnoles ACS et Dragados.
"Il y a eu des problèmes juridiques pour trouver
le meilleur contrat possible avec le concessionnaire et c'est cela
qui a retardé le projet. On a affiné le contrat et je pense que par
rapport à mars avril 2003 on a fait d'énormes progrès", a précisé
Gilles De Robien.
Le coût total de la ligne qui devrait être
inaugurée dans "soixante mois" (2009) sera de 952 millions d'euros
dont 540 millions d'euros d'argent public. La ligne, longue de 45 km,
comprend notamment le tunnel du Perthuis long de 8 km sous les
Pyrénées.
La ligne permettra de relier le réseau ferré
français au réseau voyageurs à grande vitesse espagnol, en cours de
réalisation de Madrid vers Barcelone et Figueras. Ouverte aux trains
à grande vitesse et au trafic de marchandises, elle constituera
également un maillon essentiel de la grande liaison fret allant du
nord de l'Europe vers l'Espagne en traversant la France.
Selon les projections annoncée par Gilles De
Robien, la ligne permettra un gain de 2 heures pour les voyageurs et
de 10 heures pour le fret. Sa mise en service générera une
augmentation du trafic fret de 40% et "un trafic énorme" pour les
voyageurs. |